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Georges Spetz et l’Alsace contée

  • Auteur: Georges Spetz ; Ill. hors texte et vignettes de Charles Spindler, Joseph Sattler et Léo Schnug ; frontispice de Jean-Jacques Henner.
  • Titre de l'oeuvre: Légendes d'Alsace ; «L’hermite d’Alspach, légende d’Alsace illustrée par Victor Prouvé » (premier conte du recueil).
  • Édition: Revue Alsacienne illustrée, Strasbourg : 1910.
  • Impression: in-4° de grand luxe, avec une héliogravure, dix-huit aquarelles, des initiales, des vignettes et des culs-de-lampes en couleur.
  • Établissement de conservation: médiathèque Malraux
  • Thématiques: Culture et Arts
  • Collections: Alsatiques, Bibliophilie
  • Lieu de la route: ancien couvent des Clarisses d’Alspach
  • Adresse, rue: 14 rue du val Saint-Jean
  • Code Postal: 68240
  • Ville: Kaysersberg
Georges Spetz, frontispice de «L’hermite d’Alspach, légende d’Alsace illustrée par Victor Prouvé »

Jean-Baptiste Mathias Georges Spetz, écrivain et poète, compositeur, artiste-peintre et collectionneur (31.05.1844 – 11.11.1914). Industriel, de formation scientifique, il se déchargea des affaires pour s’adonner à sa passion pour les arts. Peintre de l’Alsace champêtre, mais également compositeur,  poète et conteur, Georges Spetz nous légua deux œuvres maîtresses : Légendes d’Alsace (1905 – 1910), et L’Alsace Gourmande (1914).

Malheureusement le patrimoine de ce grand collectionneur d’art fut disséminé hors d’Alsace. Les tractations entreprises par la ville de Colmar pour conserver ces richesses au musée d’Unterlinden demeurèrent lettres mortes. Georges Spetz laissa dans les mémoires l’image d’un artiste complet  de dimension internationale, mais aussi d’un homme très investi dans sa culture natale. (en apprendre plus sur sa vie)

Pour concevoir les Légendes d’Alsace,  Georges Spetz s’est entouré de talentueux illustrateurs : Victor Prouvé, Joseph Sattler, Léo Schnug, Jean-Jacques Waltz ou Charles Spindler. Sous l’élégance poétique de sa plume, Georges Spetz nous emmène, en rimes et vers à travers les contrées d’Alsace pour y découvrir le riche patrimoine des légendes populaires qui entourent de mystère les châteaux alsaciens. C’est ainsi que le lecteur part à la rencontre d’amoureux de l’éternité («L’hermite d’Alspach»), de moulins hantés par une féline sorcière («La chatte de Florimont»), d’amours impossibles («La dame Blanche du Flixbourg») ou de diable vengeur («Le diable au Hugstein»).

« L’hermite d’Alspach » saisit le lecteur tant par l’émotion narrative que par l’esthétique de la mise en page et des illustrations. En tête de chapitre,  l’illustrateur Victor Prouvé dresse le décor de la scène par une vignette stylisée tout en finesse et en harmonie de nuances pastel. Les couleurs donnent le ton : d’abord chatoyantes, lors de la rencontre des jouvenceaux enjoués, elles s’assombrissent jusqu’à l’estompage, au fil de l’histoire. Ce conte aborde le thème d’un amour fidèle et malheureux en raison d’une guerre qui sépare les promis, Edwige et Raoul. Alors qu’ils se sont juré fidélité au château de Ribeaupierre, Raoul est appelé par le roi Charles d’Anjou pour combattre en Sicile. La bataille est terriblement meurtrière et Raoul, captif, ne rentrera en Alsace que bien des années plus tard. Edwige, sans nouvelles, submergée de désespoir, prononce ses vœux au couvent des Clarisses d’Alspach. En apprenant cet irrémédiable engagement, Raoul deviendra l’hermite d’Alspach, celui qui, matin et soir, fera sonner la cloche de son ermitage en réponse à celle du couvent annonçant matines et l’angélus. La mort frappera Raoul à bout de forces et emmènera Edwige sur son passage, pour réunir, enfin, ces amants fidèles dans l’éternité.

Marie-Hélène Lauer

 

Extraits de « l’hermite d’Alspach »

« J’ai foi dans le serment d’un chevalier français !
Mais, je tremble pour toi qui vas au bout du monde,
Et je crains les dangers sur la terre et sur l’onde,
Les hommes malfaisants et les esprits mauvais ! » (…)

« Pour rassurer ton cœur, je te promets, amie,
Qu’un messager viendra t’annoncer mon retour
Mais si tu ne reçois mon message d’amour,
Alors ne m’attends plus, j’aurai perdu la vie ! » (…)

« Les ombres de la nuit les voilaient de mystère,
Et, tandis qu’enlacés ils quittaient ce doux lieu,
Ils se dirent tout bas, en un suprême adieu,
Qu’ils s’aimeraient au ciel, si ce n’est sur la terre ».

Numéro d'identification de la fiche : 25854443e9ccb669

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