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Saint Augustin et La Cité de Dieu

  • Auteur: Saint Augustin ; Trad. : Raoul de Presles
  • Titre de l'oeuvre: La Cité de Dieu
  • Édition: 1371-1375 (trad.) ; 1410 (copie) ; 1410-1450 (enluminures)
  • Impression: manuscrit
  • Établissement de conservation: Bibliothèque nationale et universitaire
  • Thématiques: Religion
  • Collections: Manuscrits
  • Lieu de la route: Bibliothèque nationale et universitaire
  • Adresse, rue: 6 place de la République
  • Code Postal: 67000
  • Ville: Strasbourg
Ouverture du premier livre : le traducteur Raoul de Presles offre son travail au souverain Charles V. Folio 2
style du second volume : auteur inspiré par un ange, et entouré de démons issus de mauvaises lectures. Folio 230, frontispice.style du premier volume : auteur entre le diable et Bon Dieu. Dernier chapitre du premier volume, folio 212.double page et \"peinture cloisonnée\" (folio 4 verso et 5 recto, premier volume).Colophon au feuillet 354 verso du second volume avec mention du traducteur et des dates de la traduction.

La BNU possède parmi ses 700 manuscrits médiévaux une œuvre dont la beauté plastique est exceptionnelle : le manuscrit de La Cité de Dieu, de Saint Augustin, traduite en français par Raoul de Presles. Ce manuscrit occupe deux grands volumes in-folio en parchemin, tous deux très richement enluminés. Cette œuvre exceptionnelle est sans doute le plus beau des manuscrits médiévaux de la Bibliothèque nationale et universitaire, en suggère la beauté et motivera l’amateur d’art médiéval à le regarder plus complètement dans la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux.

Le travail de copie semble avoir été fait dans une certaine continuité, même si ce sont deux manuscrits différents qui lui ont servi de modèle : pour le premier volume, c’est le manuscrit 5060 de la Bibliothèque de l’Arsenal, pour le second volume probablement le manuscrit 9006 de la Bibliothèque royale de Bruxelles. Le possesseur de cette époque s’est ainsi fait confectionner un ensemble complet de cette œuvre en recourant aux possibilités qui s’offraient à lui.

L’enlumineur, auteur des peintures du second volume, est vraisemblablement Jean le Tavernier, maître enlumineur connu à Tournai dès 1434, qui séjourna et travailla en plusieurs endroits des Flandres, notamment pour le duc de Bourgogne. Son style est proche de celui des plus grands noms de cet art à l’époque (Rogier van der Weyden par exemple). La véritable galerie de peinture médiévale que constitue ce second volume, à laquelle s’ajoute aussi l’ensemble très riche du premier, souvent pourvu de miniatures cloisonnées, multipliant donc les motifs iconographiques, peut être découverte au fil des écrans de la bibliothèque virtuelle citée ci-dessus. On ne peut qu’engager l’amateur à s’y rendre. Le texte en moyen français ne présente pas de difficulté majeure de lecture, et l’omniprésence de lettrines, alternativement bleues et rouges, ou associant ces deux couleurs, rythme agréablement le parcours.

Ces manuscrits sont parvenus à la BNU en 1890. Le précédent propriétaire, du nom de Seymour, les avait acquis lors de la vente publique de la collection de manuscrits de la famille Hamilton, en mai 1889. Ils apparaissent sous le numéro 11 du catalogue de cette collection. Un an plus tard, la bibliothèque put les acquérir à cet acheteur par l’intermédiaire du libraire strasbourgeois Karl Ignaz Trübner pour 15 000 marks, grâce à une subvention exceptionnelle du Reichsland.

Daniel Bornemann (BNU)

 

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